Au stade actuel de son développement l’Asie, tout comme l’Amérique du sud, est en tête dans le le domaine du déboisement, même si, la Thaïlande par exemple conserve 25 % de ses forêts – bien plus important que le Portugal et les Pays-Bas (9 %), l’Angleterre (10 %)
[center], mais en dessous de la moyenne européenne (35 %) et de la moyenne mondiale (39 %).
La National Forest Policy, lancée en 1985 par le gouvernement du Royaume, préconisait le boisement de 40 % du territoire.
En Thaïlande, comme ailleurs le tourisme rentable va à l’encontre de l’écologie et du développement durable. Le développement anarchique et excessif d’infrastructures à proximité et dans les parcs nationaux n’a tenu aucun compte de l’environnement. Seul le profit à cour terme a guidé et guide encore plus que jamais les projets : hôtels bungalows ; hôtels de luxe ; bars de plage ; mise en place de navettes maritimes touristiques ; création de routes touristiques comme à Koh Tao. Dans les parcs nationaux de Koh Phi Phi et Koh Samet, les intérêts financiers l’ont, comme à l’habitude, emporté sur l’écologie. Dans ces deux iles très touristiques, l’urbanisation a débuté dans des zones réservées aux chow lair [1]. Ko Lipe, dans le parc maritime national de Ko Tarutao et Ko Muk, dans le parc national de Hat Chao Mai se sont engagés sur la même voie.
La collecte des ordures et leur traitement posent de plus en plus de problèmes. Dans les zones les plus fréquentées par les touristes, les déchets produits excèdent la capacité de collecte et de traitement des infrastructures locales [2].
En 1992, l’Environmental Act a été voté. Il définit des critères de qualité environnementale, instaure des zones protégées et de contrôle de la pollution, et organise le financement du nettoyage par l’État. Pattaya a ainsi construit sa première usine de traitement des eaux usées en 2000.
La Thaïlande est un pays riche, doté d’une importante richesse des ressources naturelles, d’une topographie et d’un climat variés. Ces atouts naturels sont exploités en Thaïlande, comme ils l’ont été dans la plupart des pays, dans les efforts de développement économique. Le résultat est un consensus frauduleux entre les priorités environnementales sousestimées et les besoins économiques des privilégiés.
La destruction de la fôret thaïlandaise : une longue histoire
Au début du XXe siècle plus de 75 % de la Thaïlande était couverte par la forêt surface ramenée à 53 % au cours du siècle. Depuis lors, la forêt a diminué à un taux annuel moyen d’environ 2,5 %.
Les coûts environnementaux réels ne sont que rarement pris en compte dans la croissance économique.
- Quand une compagnie forestière a l’autorisation d’exploiter une forêt qui emmagasine normalement l’eau [3] pour les exploitations agricoles en aval, les coûts de l’érosion et l’envasement, sont supportés par les agriculteurs, et non pas par les bûcherons. L’exploitation forestière est donc rentable [4], mais dans un contexte social plus général les coûts de cette activité dépassent presque toujours les avantages.
Durant une longue période d’exploitation et d’avilissement, la réussite économique peut paraitre flagrante. Les seuils d’assimilation de l’environnement et/ou la capacité de régénération des ressource naturelles sont dépassés sans avoir fourni la moindre alerte du déclin éminents [5].
La Thaïlande a une superficie de 513.115 kilomètres carrés, divisé en quatre régions : la région montagneuse du Nord, le haut plateau du Nord-est, la plaine alluviale centrale et le sud de la péninsule. Situé dans la région de mousson tropicale d’Asie du Sud entre la mer d’Andaman et le Golfe de Thaïlande, le pays est soumis à trois saisons distinctes.
- La saison fraîche : de novembre à février, les vents dominants du Nord mettent apportent la sécheresse et les températures froides de la Chine continentale.
- La saison des pluies : de mai à octobre, les vents de mousson du sud-ouest de l’océan Indien apportent la pluie et l’humidité. Quelques rares typhons et les dépressions en provenance de la mer de Chine méridionale contribuent également à l’évolution de la météo pendant la saison des pluies, provoquant souvent de graves inondations [6].
- La saison sèche : de mars à avril, est extrêmement sèche et chaude.
Il existe de ce fait un mélange hétérogène de types de forêts qui peuvent être divisées en forêts de conifères et de feuillus.
- Les forêts à feuilles persistantes représentent un peu moins de la moitié de la superficie forestière totale. Elles se trouvent généralement dans les zones les plus pluvieuses, les zones côtières et de la péninsule, et les vallées fluviales. La forêt tropicale humide est le type prédominant de forêt à feuilles persistantes dans le pays, et elle est concentrée dans les zones les plus humides.
- Les forêts de feuillus occupent les zones les plus sèches. Elles trouvent plus à l’intérieur ou sur les montagnes aux pentes abruptes. Il ya plus de 150 espèces d’arbres commercialisable en Thaïlande.
Toutes les terres et les ressources forestières en Thaïlande sont considérés comme propriété de l’État. Au XIXe siècle les forêts étaient détenus par les seigneurs féodaux, qui, en coopération avec des sociétés forestières étrangères ont surexploité les forêts de teck. Divers règlements ont été depuis adoptés par les gouvernements comme l’exigence que les sociétés forestières occidentales replantent quatre jeunes plants de teck pour chaque arbre coupé. Ces politiques qui semblent ambitieuses et clairvoyantes n’ont pas été appliquées dans le contexte de la corruption générales des institutions. Selon les estimations, le taux de récolte de teck a été trois fois et demie supérieur au taux d’un rendement durable jusqu’en 1895. Pour protéger et gérer les forêts, le Service Royal de Sylviculture (RFD) a été créé en 1896, et en 1899, le gouvernement s’est assuré la pleine propriété et le contrôle de toutes les terres forestières.
Malgré des objectifs affirmés de maintenir à 50 %, puis à 37 % la surface boisée, le couvert forestier est tombé à 29,4 % en 1985 et au alentours de 25 % en 2010.
Actuellement, l’exploitation commerciale est censée être interdite en Thaïlande. Un décret ministériel a mis théoriquement fin à toutes les concessions d’exploitation forestière en janvier 1989 à la suite des inondations catastrophiques et des coulées de boue de la fin de 1988. La gravité de la glisse était une conséquence de l’érosion du sol résultant de la déforestation.
On estime que 25 % des villages thaïlandais sont situés dans des réserves forestières nationales, avec plus de huit millions de personnes y vivant de l’agriculture et qui alimentent aujourd’hui le marché de l’emploi touristique.
Le pays a suivi une trajectoire de développement fatale de l’agriculture de subsistance, à l’agriculture commerciale, vers une économie complexe et capitaliste basée sur l’industrie et les services. La part de l’agriculture dans le PIB a chuté à environ 8,4 % [7]. La part de la population active employée dans l’agriculture est cepandant reste importante à plus de 50 % avec un revenu trois fois inférieur au revenu national moyen.
Les forêts fournissent un habitat pour la faune et la végétation qui assure une richesse dans la diversité génétique. Le potentiel des valeurs médicinales et nutritionnelles sont ne sont pas encore clairement évaluées. Depuis les années 70 la Thaïlande a connu un développement phénoménal du tourisme. La fôret à contribué également au succès de ces nouveaux services de loisirs. En Thaïlande on compte 79 Parcs Nationaux, 89 Réserves pour animaux sauvages et 35 domaines forestiers protégés ainsi que de nombreux sanctuaires de la faune, des jardins botaniques et les arboretums. La majorité de ces parcs sont ouverts et accessibles à des fins récréatives, des équipements de luxe nombreux y ont été érigés, et ils sont largement utilisés par le public thaïlandais s’ajoutant aux touristes du monde entier.
La perte des forêts de la Thaïlande affecte la biodiversité mondiale et joue un rôle négatif dans l’évolution des conditions climatiques.