Les commandements militaires des deux belligérants s’étaient entendus , jeudi 26 avril 2011, pour une trêve.
Le colonel cambodgien Suos Sothea a déclaré que l’armée thaïlandaise avait procédé à des tirs d’artillerie vers le Cambodge vendredi, les tirs d’armes légères ayant repris autour du temple de Ta Krabey dans une zone disputée le long de la frontière.
Ce sont les Thaïlandais qui ont initié la reprise des combats.
Le porte-parole de l’armée thaïlandaise, le colonel Sansern Kaewkamnerd [1]
Ce militaire fascisant, proche des putschistes de 2006, est peu crédible. Il s’est ridiculisé par sa méconnaissance crasse des armes utilisées au printemps 2010 par l’armée], a confirmé de petits affrontements jeudi soir et vendredi matin. Il a accusé le Cambodge d’avoir brisé le cessez-le-feu, affirmant que des unités locales « pourraient ne pas être d’accord avec les pourparlers comme l’ont été les commandants ».
Le directeur de l’hôpital de Phanom Dong Rak [2], en Thaïlande, à vingt de kilomètres de la frontière, a confirmé la mort d’un soldat thaïlandais jeudi soir dans la nuit, portant à seize le nombre de victimes depuis la reprise des affrontements il y a une semaine.
La politique intérieure des amis des généraux auteurs du coup d’État de 2006, alimente le conflit en Thaïlande. Les militaires factieux qui ont organisé le coup d’État, procèdent à une démonstration de force à l’approche des élections de juin ou juillet que leurs marionnettes ont toutes les chances de perdre.
Des affrontements ont éclaté six fois depuis 2008, quand le temple cambodgien de Preah Vihear, qui date du 11e siècle, a obtenu le statut de patrimoine mondial de l’Unesco, malgré les objections de la Thaïlande et après le coup d’État soft qui a écarté les partisans de Thaksin du pouvoir pour mettre en place l’homme des putschistes : Abhisit.
