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Répression

Réfugiés renvoyés au Myanmar

mercredi 29 décembre 2010, par Rédaction


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Le HCR en appelle à la Thaïlande contre les retours forcés au Myanmar

Les autorités thaïlandaises ont rapatrié de force en Birmanie 166 hommes, femmes et enfants qui fuyaient des combats dans leurs villages, a rapporté mardi 28 décembre le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) en adressant une réprimande à Bangkok.
« Ils fuyaient des accrochages entre le gouvernement et des groupes ethniques rebelles dans le sud-est du Myanmar [Birmanie]. Les personnes en fuite étaient des Karen [1] »

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Karens fuyant les combats en Birmanie
  

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) s’est dit préoccupé mardi par les circonstances du retour dans leur pays le 25 décembre de quelque 166 ressortissants du Myanmar qui avaient demandé une protection temporaire à la Thaïlande [2], exhortant le gouvernement thaïlandais à respecter le principe internationalement reconnu du non-refoulement (qui interdit le renvoi vers une situation de danger).

Le jour de Noël [3], les autorités thaïlandaises ont demandé à ce groupe de personnes récemment déplacées en provenance du Myanmar de quitter le site temporaire de Wa Lay, situé dans le district de Pob Phra dans la province de Tak, pour retourner dans leurs villages, a souligné le HCR dans un communiqué.

Le groupe qui comprenait 50 femmes et plus de 70 enfants a informé le HCR qu’il n’était pas prêt à retourner en raison de problèmes de sécurité. Beaucoup d’entre eux avaient fui leurs villages d’origine déjà plus d’une fois depuis le début de novembre 2010, lorsque des combats ont éclaté.

Même si le HCR déclare apprécier vivement la politique de la Thaïlande autorisant l’accès à son territoire pour les ressortissants du Myanmar lorsque des combats se produisent, l’agence onusienne a lancé un appel au gouvernement thaïlandais pour que les retours aient lieu sur une base strictement volontaire, et seulement quand les conditions sont en place pour un retour dans la sécurité et la dignité.

Ces conditions n’étaient pas réunies le 25 décembre et au cours des dernières semaines, selon le HCR qui avait déjà exprimé sa préoccupation au gouvernement de Thaïlande sur la précipitation avec laquelle certains retours avaient eu lieu, alors que certaines personnes rentrées chez elles ont dû fuir de nouveau quand les combats ont repris peu de temps après.

« Bien que la majorité des ressortissants du Myanmar à la recherche d’ ;une protection temporaire en Thaïlande expriment leur souhait de retourner dans leurs villages d’origine lorsque les conditions le permettent, ils devraient être autorisés à prendre une décision libre et pleinement informée sur le moment où ils le feront », a insisté le HCR.
D’après le communiqué de l’ONU


Notre logo : Angelina Jolie, ambassadrice du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés
Angelina Jolie, ambassadrice du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), s’est entretenue mercredi avec des réfugiés du camp de Ban Mai Nai Soi, dans le nord de la Thaïlande, en compagnie de Brad Pitt.

« J’ai été attristée de rencontrer une femme de 21 ans qui est née dans un camp de régugiés, qui n’en est jamais sortie et qui élève à présent son enfant dans un camp », a commenté l’actrice, dont les propos étaient rapportés par le HCR.

Notes

[1] Plus 150 000 Réfugiés vivent dans des camps en Thaïlande
La junte militaire au pouvoir en Birmanie est accusée de longue date de persécuter les minorités ethniques du pays et de provoquer un exode incessant. Selon le HCR, quelque 150 000 réfugiés vivent dans des camps établis sur la frontière thaïlando-birmane. Depuis juin 2009, 3.000 Birmans ( plus de 10.000 selon diverses sources non officielles) au moins ont pénétré en Thaïlande alors que s’intensifiaient les combats dans la zone frontalière.
Juste après les élections truquées du 7 novembre en Birmanie, les premières en 20 ans dont des millions de membres des minorités ethniques ont été exclus officiellement pour des raisons de sécurité, des combats avaient éclaté entre l’armée birmane et des rebelles karens, poussant quelque 20.000 Birmans à fuir en Thaïlande.

[2] Présidente en titre du Conseil des droits de l’homme de l’ONU !

[3] Le même jour les autorités birmanes rouvraient la frontière fermée depuis deux ans, au col des Trois-Pagodes près de Sangklaburi.

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