Neuf personnes, dont six soldats, ont été tuées ces deux derniers jours dans des attentats à la bombe et des tirs dans le Sud musulman de la Thaïlande.
Jeudi soir, un engin constitué d’environ 20 kilos d’explosifs et dissimulé en bordure de route a explosé au passage d’un véhicule militaire alors que les soldats patrouillaient dans le district de Ruso dans la province de Narathiwat.
Trois soldats ont été tués, ainsi que deux civils qui se trouvaient à bord. Des insurgés islamistes présumés se sont emparés de fusils d’assaut avant de s’enfuir.
Vendredi, dans la province voisine de Yala, trois soldats ont péri dans un attentat à la bombe contre une patrouille.
Par ailleurs, un cadre religieux musulman d’un village de la province de Pattani a été la cible de tirs et est décédé sur la route de l’hôpital. Son propre fils, un milicien volontaire, avait été abattu il y a deux mois.
La population de la région est très majoritairement d’ethnie malaise et de confession musulmane, contrairement au reste de la Thaïlande, essentiellement bouddhiste.
Outre les forces de sécurité et des civils de confession bouddhiste, les rebelles séparatistes visent également des musulmans qu’ils accusent de collaborer avec Bangkok.
Le gouvernement d’Abhisit favorise la culture de l’impunité dans la région et a laissé s’instaurer un cercle vicieux d’agressions et de vengeances meurtrières de part et d’autre, tuant indistinctement militaires et civils.