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Élections à Bangkok

Manifestation pour les prisonniers politiques

dimanche 10 octobre 2010, par Rédaction


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Des milliers de militants des Chemises rouges   qui lutte pour la démocratie et contre la dictature se sont rassemblés dimanche à Bangkok pour réclamer la libération de manifestants arrêtés pour leur rôle dans les évènements du printemps dernier, marquées par une sanglante répression de l’armé.

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Chemises rouges
Des milliers de militants contre la dictature se sont rassemblés dimanche à Bangkok pour réclamer la libération de prisonniers politiques arrêtés lors de la répression sanglante du printemps dernier.
  

Des groupes de Chemises rouges   ont défilé du carrefour de Ratchaprasong au monument à la Démocratie, sites où 91 personnes avaient été tuées et près de 2.000 autres blessées au cours de la répression politique d’avril et mai, la plus violente de l’histoire moderne du pays.

Il s’agit de leur deuxième grand rassemblement depuis le 19 septembre, date à laquelle au moins 10.000 d’entre eux s’étaient massés dans la capitale.
Le gouvernement des putschistes, qui tente à grand-peine de mettre fin à une crise politique de cinq ans que ses amis ont déclanché lors du coup d’État de 2006, maintient un état d’urgence qui a entraîné l’arrestation de centaines de personnes pour leur rôle prétendu dans les émeutes.

La manifestation de dimanche a eu lieu en divers points, apparemment sans violence, et ne semblait pas dirigée de façon très claire. Il n’y avait ni tribunes ni mégaphones en raison des mesures de sécurité en vigueur.
Des membres de la police anti-émeute ont encerclé le secteur de la vieille ville tandis que la foule atteignait environ 7.000 personnes selon une estimation très basse des forces de l’ordre.
Des manifestants ont distribué des photos des affrontements avec l’armée et ont accroché des rubans rouges aux arbres. Ils comptaient allumer 20.000 cierges à la mémoire de ceux qui ont péri en dix semaines de violences.
Les manifestants, dont certains soutiennent le Premier ministre légitime en exil Thaksin Shinawatra, accusent les dirigeants du pays de bafouer la démocratie et la justice. Ils réclament des élections immédiates, ce à quoi se refuse le Premier ministre mis en place par les généraux putschistes Abhisit Vejjajiva

tant qu’il n’a pas étouffé toute opposition. Entre des exercices sino-thaïlandais anti-terroristes en Chine et une visite à la dictature Birmane, le PM aura l’occasion de perfectionner son savoir en matière de privation de liberté.

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