L’éducation en Thaïlande est essentiellement assurée par le gouvernement thaïlandais de la maternelle à l’école secondaire avec des moyens très limités pour le plus grand nombre [2]. Une éducation de base gratuite de douze ans est garantie par la Constitution, et un minimum de fréquentation scolaire de neuf ans est obligatoire.
Cet examen se fait sur trois matières lecture, mathématiques et connaissances scientifiques. Chaque sujet comporte un QCM [3] écrit de deux heures. Un entretien d’ une heure est ensuite conduit sur leurs habitudes d’apprentissage, leur cadre familial et leurs motivations.
Les Thaïlandais sont dans le bas du tableau
Les trois domaines étudiés sont concernés par ce trise constat :
- en lecture, le score des élèves thaïlandais est de 422 points pour un moyenne internationale de 493. Le pays se place au 50e rang. La Chine continentale, 556 points, représentée par Shanghai, la Corée du Sud, 539 points, et la Finlande, 536 points sont en tête de peloton.
- en mathématiques, le score est de 419, 77 points en dessous de la moyenne internationale de 496. En tête la Chine continentale avec 600 points, Singapour avec 562 points et Hong-Kong avec 555 points ;
- en sciences les élèves thaïlandais obtiennent une moyenne de 422 au 48e rang avec une moyenne internationale de 501 points. La Chine continentale est toujours en tête avec 575 points, suivi par la Finlande avec 554 et Hong-Kong avec 549 points.
Au bas du classement se situent le Kirghizstan, l’Azerbaïdjan et le Pérou avec des moyennes inférieures à 400 points.
La France se place au 22e rang pour la lecture, 496 point et les mathématiques, 497 points, elle chute au 27e rang avec 498 points en sciences.
L’éducation élitique en Thaïlande est à revoir
La période de scolarisation des les élèves thaïlandais est de 12 ans. _ Plusieurs époques :
- de cinq à onze ans, école primaire ;
- puis le collège pour une durée de trois ans ;
- enfin le lycée pour la même durée. Les années d’enseignement prétendument obligatoires vont jusqu’à la fin du collège, soit neuf ans [4].
La plupart des écoles sont sous le régime du gouvernement et sont gratuites. Avec un budget au strict minimum, les écoles populaires manquent d’équipement moderne, et la formation des enseignants y est plus que sommaire.
Ces derniers temps, un enquête officielle du ministère de l’Éducation révèle que la majorité des enseignants du secondaire supérieur, échouent aux épreuves proposées à leurs élève !
La Commission d’éducation de base (Office of the Basic Education Commission, OBEC), a révélé que 88 % des 3.973 enseignants en informatiques ont échoué au test. Un nombre important a aussi échoué en biologie (86 % de 2.846), maths (84 % de 5.498), en sciences physiques (71 % de 3.487), en chimie (64 % de 3.088) et en astronomie et sciences de la terre (63 % des 529).
Les écoles privées ouvrent leurs portes aux familles de l’élite qui ont suffisamment d’argent pour payer les frais d’admissions. Les écoles internationales offrent le meilleur aux plus riches, toujours en anglais, ces élites et/ou ces corrompus payent jusqu’à 500.000 THB par an alors que le revenu d’un paysan est de 70.000 THB [5].
Des classes surpeuplées de plus de 50 élèves dans les écoles publiques, des professeurs incompétents, dépassés par le nombre et soumis à une administration obtuse et vénale, voila le lot quotidien de ceux qui ont soutenu la lutte des Chemises rouges et l’ont payé dans le sang.