Dans un long article, qui explique les raisons pour lesquelles Thai Rath a accordé ce titre à Abhisit, les journalistes de la rédaction politique du journal affirment que le premier ministre thaïlandais devrait être félicité pour avoir « suivi la procédure internationale » au cours de la répression d’avril/mai 2010 qui a abouti à plus de 90 morts. Ils saluent aussi la position d’Abhisit face à la communauté internationale et écrivent : « Abhisit a été fortement attaqué dans la communauté internationale depuis la répression d’avril/mai 2010, notamment par Robert Amsterdam, avocat et lobbyiste professionnel qui a été embauché par Thaksin pour agir contre le gouvernement thaïlandais. »
Pourtant, pour Thai Rath, la violence déclenchée par la répression n’a guère d’importance quand il s’agit du premier ministre Abhisit parce que, « les représentants étrangers ont accepté la position du gouvernement thaïlandais, spécialement lorsque qu’Abhisit a fait un discours et a été capable de transmettre sa vision remarquable et impressionnante à la communauté internationale. »
Le premier point à souligner est que, bien que la presse thaïlandaise a été très soft dans ses critiques du premier ministre Abhisit, la presse internationale, de l’Australie à l’Allemagne et du Royaume-Uni au Canada, a vertement dénoncé aussi bien sa soi-disant démocratie que son rôle dans la répression sanglante d’avril/mai 2010. Cela a certainement changé l’image de « golden boy » d’Abhisit dans la communauté internationale en dépit de la rédaction servile de Thai Rath
D’autre part, suggérer que M. Abhisit a eu une « bonne année » alors qu’il est responsable de la mort de plus de 90 citoyens thaïlandais est stupéfiant. Le titulaire du poste de premier ministre thaïlandais a présidé l’un des évènement les plus sanglants de l’histoire de la Thaïlande - et tout cela parce qu’il ne voulait pas affronter les électeurs.
Il n’y a qu’un seul prix que le premier ministre Abhisit devrait recevoir - Celui de la personne la plus inhumaine de Thaïlande en 2010.
