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La mort du journaliste Hiro Muramoto

Le gouvernement et les militaires impliqués

mercredi 15 décembre 2010, par Rédaction


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Les enquêteurs en Thaïlande sont persuadés aujourd’hui que les troupes sont responsables de la mort par balle du caméraman de Reuters Hiro Muramoto, le 10 avril 2010, selon une communiqué préliminaire divulgué par le ministère thaïlandais responsable de la DSI [1], a rapporté l’agence Reuters de Bangkok aujourd’hui [2].

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Hiro Muramoto
Lâchement abattu sur les ordre du Vice-premier ministre Suthep alors qu’il faisait son métier.
  

Les enquêteurs du gouvernement thaïlandais ont déclaré dans ce rapport que la mort de Muramoto, un journaliste de nationalité japonaise basée à Tokyo, agé de 43 ans, « a été causé par une balle à grande vitesse per des coups de feu tirés depuis les postes de l’armée ». Le gouvernement thaïlandais n’a pas publié le rapport sur la mort de Muramoto, malgré des pressions diplomatiques importantes du Japon.

Une étude spéciale du CPJ  [3] de juillet 2010 sur les meurtres de Muramoto et du photographe italien Fabio Polenghi,tué le 19 mai, a constaté « que les forces de sécurité et des manifestants étaient engagés dans un comportement imprudent. »

Selon les documents divulgués, « l’armée thaïlandaise a joué un rôle des plus importants dans le meurtre de civils lors des troubles politiques à Bangkok, ce que les fonctionnaires ont reconnu », a rapporté Reuters. Le rédacteur en chef de Reuters, David Schlesinger, a appelé à la publication immédiate et publique du rapport complet. « Les autorités thaïlandaises doivent à la famille de Hiro de révéler exactement comment cette tragédie a eu lieu et qui est responsable », a dit Schlesinger.

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Le 19 mai 2010
Douze personnes seraient mortes, dont un journaliste italien touché à la poitrine. Parmi les personnes blessées figurent également deux journalistes étrangers.

« Nous nous joignons à Reuters en appelant à la divulgation publique du rapport ainsi que tout autre fait connu, le gouvernement doit publier ses informations sur les médias en Thaïlande [4] », a déclaré au CPJ l’Asie le coordonnateur du programme Bob Dietz. Nous notons avec préoccupation que, bien que la mort de Hiro Muramoto a été abordé dans une certaine mesure, nous avons encore pas d’explication du gouvernement sur la mort de Fabio Polenghi ou des blessures par balles d’au moins sept autres journalistes, étrangers et locaux, qui ont couvert les troubles civils. »

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Kenji Nagai journaliste japonais face à son bourreau
En Birmanie, chez les mentors d’Abhisit, c’est la même politique de répression envers la presse.

Dans une lettre du 7 juin 2010 au Premier ministre, Abhisit Vejjajiva, surnommé le Boucher de Bangkok, le CPJ a demandé une enquête indépendante sur la mort Muramoto et le meurtre de Polenghi, qui a été mortellement blessé à l’abdomen alors qu’il couvrait la répression gouvernementale contre les manifestants. Les forces de sécurité thaïlandaises et des manifestants des Chemises rouges   qui luttent pour la démocratie et contre la dictature, se sont affrontés dans une série d’accrochages en avril et mai. Au moins 90 personnes ont été tuées et plus de 1.800 blessés dans les violences, les pires guerres civiles qu’ai connu la Thaïlande depuis que les troupes avaient ouvert le feu sur des manifestants pro-démocratie en 1992.

Notes

[1] Police spéciale et politique sur la mode du FBI

[2] 14 décembre 2010

[3] Comité pour la Protection des Journalistes - Committee to Protect Journalists

[4] Aujourd’hui plus de 220.000 sites internet sont bloqués et le médias censurés en vertu d’une loi d’urgence maintenue depuis avril et dont c’est le but.

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