Depuis la dispersion sanglante du 19 mai du centre-ville de Bangkok occupé par les Chemises rouges , le gouvernement des putschistes cherche à masquer la répression qui sévit sous la dictature du CRES. Il a lancé, le 1er juillet, une campagne baptisée « Six jours et 63 millions d’idées pour faire avancer la Thaïlande ».
Pour ce faire, un numéro de téléphone restera ouvert pendant six jours pour recevoir les propositions de réformes qui pourront faciliter la réconciliation nationale. Dans le cadre de cette opération de relations publiques, le Premier ministre Abhisit Vejjajiva, mis en place par la junte, entendait lui-même répondre à certains appels.
Mais la technique n’était pas de son côté et il a été déconnecté à trois reprises. Au cours de la première journée, la plupart des doléances ont tourné autour des dettes et des prêts d’usuriers.
Cette pitrerie ne fera pas oublier le sang et les larmes versées sous le joug de la dictature militaire.