Le calme est en effet revenu dans la capitale, Bangkok. L’armée a cessé ses patrouilles dans le quartier de Ratchaprasong . Dans les provinces du Nord et du Nord-Est, les forces de l’ordre des putschistes continuent de traquer les opposants.
Des incendies qui ont détruit les bâtiments publics dans plusieurs villes du Nord-Est. La police d’Abhisit continue la répression .Des leaders locaux des Chemises rouges sont pourchassés. Plusieurs dizaines d’entre eux ont été arrêtés à Khon Ken, Ubon Ratchathani et Udon Thani.
À Chiang Mai, l’estrade et les barricades des Chemises rouges ont été démantelées par les policiers. Ils prétendent y avoir trouvé une trentaine de cocktails Molotov.
Dans ces provinces, les Chemises rouges ont peur. Une campagne de délation est en cours. L’inquiétude est d’autant plus forte que le décret d’état d’urgence accorde une IMMUNITÉ JURIDIQUE À LA POLICE ET À L’ARMÉE pour les actions entreprises sous son égide.
Human Rights Watch (HRW) a demandé, vainement, au gouvernement des généraux de respecter les droits des personnes arrêtées et de ne pas les détenir dans des places tenues secrètes, mais dans des commissariats de police ou dans des prisons.
Le gouvernement terroriste a décidé de détenir les Chemises rouges arrêtées dans plusieurs camps militaires de province, véritables camps de concentration et de torture.
Opposants torturés par les militaires d’Abhisit et de Suthep
Le Premier ministre Abhisit, menteur confirmé, emploie exactement les mots justes au bon moment : il faut rétablir l’harmonie, promouvoir la réconciliation, consolider l’unité nationale. Cette belle rhétorique est pure propagande de la part de celui qui a ordonné de tirer sur les manifestants. La main, pleine de sang, tendue par le gouvernement n’est pas ouverte pour tout le monde. La clique militaro-civile qui dirige le pays a désigné plusieurs camps de l’armée comme centres de détention des leaders des Chemises rouges et des manifestants arrêtés. Cela est inquiétant car, sous l’égide du décret sur l’état d’urgence en vigueur à Bangkok et dans un tiers des provinces, LES MILITAIRES NE SONT PAS RESPONSABLES JURIDIQUEMENT DE LEURS ACTES.
Human Rights Watch demande, sans résultat, au gouvernement d’assurer le respect des droits des détenus. Elle demande aussi que les Chemises rouges arrêtés ne soient pas détenus dans des endroits secrets, mais dans des commissariats de police ou des prisons. Les protagonistes du conflit ont des intérêts énormes en jeu, intérêts politiques et financiers, c’est une lutte pour le contrôle du pays. Comme depuis le début aux paroles d’apaisement, ce gouvernement criminel s’attache à annihiler son ennemi politique, c’est-à-dire le réseau national du parti affilié à l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra.