Les festivités de cette grande fête annuelle se terminent par une reconstitution des événements de 1942 en un spectacle sons et lumières. Des trains à vapeur fonctionnent même pour l’occasion.
Ce pont [1], devenu historique, sur lequel passe la voie de chemin de fer Bangkok-Rangoon a été construit par les Japonais lors la seconde guerre mondiale. Cette voie était chargée d’assurer l’approvisionnement du front japonais en Inde. Rebaptisé « The death Railway », Le chemin de fer de la mort, la construction de cette voie coûta la vie d’envrion 125 000 prisonniers, forcés de travailler dans des conditions inhumaines, dans les montagnes de la frontière thaïlando-birmane. Environ 27% des prisonniers anglo-saxons ont péri dans ce chantier mais c’est plus de 50% des Asiatiques qui y ont laissé leur vie. le J.E.A.T.H.
Sur place, un musée très poignant, créé par un moine retrace la tragédie avec des photos, des objets d’époque, et des dessins réalisés par les prisonniers eux-mêmes. Son nom, « le J.E.A.T.H. » est l’abréviations de Japon, England, America/Australia, Thaïlande, et Hollande.
Les travaux commencèrent en Septembre 1942, dans une gare en Birmanie et une Thaïlande. Les Japonais avaient calculé qu’il faudrait 5 ans pour relier les deux pays. Pourtant l’armée força les prisonniers à construire 415km de ligne, écart de 1 m entre les rails, dont les deux tiers se trouvent en Thaïlande, en 16 mois. C’est un train Japonais avec des prostituées à bord, qui inaugura la ligne.

- Femmes de réconfort
- Une jeune chinoise venant d’un centre de femmes de réconfort, attend dans un camp à Rangoon d’être interrogée Les femmes de réconfort, 慰安婦, Ian-fu, furent des femmes, en majorité asiatiques, contraintes de se prostituer pour l’armée impériale japonaise et la marine impériale japonaise durant la Seconde Guerre mondiale.
Le pont resta en service 20 mois, avant d’être bombardé par les alliés en 45. Un seul prisonnier, Britannique, parvint à s’enfuir, et trouva refuge dans la guerilla pro britannique Karen.




