C’est une déclaration rare et d’une grande portée, pour une organisation qui a réalisé peu de choses depuis qu’elle existe et qui n’a défendu, jusqu’à présent, les droits de personne hormis les gouvernements au pouvoir quand ils sont amis des États-Unis. Cette commission est présidée par un Thaïlandais nommé par les complices des putschistes au pouvoir à Bangkok.
Le mérite va au sous-comité pour les droits civils et politiques de la NHRC qui a tiré ces conclusions. Le sous-comité explique que le Centre pour la résolution des situations d’urgence détenait 422 personnes pour avoir violé le décret d’urgence. Certains n’étaient que des témoins et d’autres n’étaient pas impliqués dans les événements politiques.
Le rapport affirme que « les détenus ont un accès limité à des proches ou des avocats. Au moins cinq manifestants incultes et pauvres ont été arrêtés à Chiang Mai et condamné à 20 ans en prison sans avoir accès à une défense appropriée... Le rapport a révélé les Chemises rouges détenus avait été torturés et forcés d’avouer après avoir été arrêtés sans enquête sérieuse ni réelles preuves, et détenus arbitrairement dans des centres de détention étaient surpeuplés. »
Ces mêmes faits sont dénoncés depuis longtemps par les Chemises rouges et des organisations des Droits de l’homme.