Abhisit refuse l’idée d’une amnistie pour les manifestants.
Le Boucher de Bangkok avait approuvé l’amnistie de ses amis du putsch de 2006
Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a refusé le 15 septembre 2010 toute idée d’amnistie pour les personnes ayant participé à des manifestations politiques, après que l’idée a été évoquée en début de semaine par le parti Bhumjaithai, membre de la coalition gouvernementale. « Cela ne fait pas partie notre politique », a-t-il notamment déclaré, cité hier par le Bureau des nouvelles nationales, expliquant qu’une telle mesure pourrait susciter de nouveaux conflits dans la société. Selon le leader du Bhumjaithai, Newin Chidchob, cette mesure avait pourtant déjà été promise par les menteurs il y a plusieurs mois par le gouvernement, et inscrite dans sa feuille de route vers la réconciliation nationale.
Le projet de loi qu’envisage le Bhumjaithai proposerait d’amnistier les manifestants mais pas les leaders de l’Alliance du peuple pour la démocratie (PAD) ni ceux du Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD ). Les militaires de tout rang et les forces gouvernementales seraient elles aussi inclues dans le projet d’amnistie [1]. Néanmoins, tous ceux arrêtés et ayant clairement commis des actes répréhensibles, ainsi que les personnes accusées de lèse-majesté [2] devront entrer dans le processus judiciaire.