Le Premier ministre Abhisit mis en place par les auteurs du coup d’État de 2006 a témoigné ce lundi 18 octobre 2010 devant la Cour constitutionnelle sur une accusation d’utilisation frauduleuse de fonds électoraux par sa formation politique, le Parti démocrate. S’il est jugé coupable [1], le parti sera dissous.
Le véritable enjeu du jugement, qui interviendra le mois prochain, est de savoir si le Premier ministre Abhisit pourra ou non conserver son poste grâce à un tribunal acquis aux putschiste de 2006.
Le Parti démocrate est accusé d’avoir utilisé de manière frauduleuse des fonds alloués par la Commission électorale pour frais de publicité [2].
Le cas s’est encore envenimé ces derniers jours quand un clip vidéo a fait surface sur l’internet : il montre un représentant du Parti démocrate en train de discuter de l’affaire avec un employé de la Cour constitutionnelle. Les démocrates disent qu’il s’agit d’un montage, mais l’image du parti est affectée.
Si le parti est dissous, ce n’est pas une catastrophe car il est facile de recréer un mouvement politique avec les mêmes dirigeants. En revanche, si le comité directeur du parti est interdit d’activités politiques, Abhisit devra quitter son poste de Premier ministre [3]. Les démocrates devront alors trouver un autre chef de file pour diriger le pays et ils sont nombreux les godillots des généraux à vouloir aller à la soupe.