Enseveli au milieu de la propagande de Royalist Manager, on découvre que le nouveau chef d’état major de l’armée [1] avait signé un accord avec les ministres des TIC, de la justice et de la culture. L’accord stipule que 43.000 nouveaux sites web doivent être bloqués immédiatement et 3.000 vont l’être pour des contenus constituant des “ crimes de lèse-majesté ”.
Si l’on s’en réfère aux communiqués officiels du gouvernement thaïlandais depuis le Décret instaurant l’état d’urgence du 7 avril, le nombre total des sites bloqués en Thaïlande a atteint déjà 210 110.
Les sites bloqués avant le Décret sur l’état d’urgence du 7 avril : 65.000.
Depuis :
- Selon Thai Rath, 15 avril : 190 sites web, et 500 autres par jour jusqu’au 29 octobre, soit 99.500 sites
- Selon Prachatai, 9 mai : 50.000 sites
- Selon les fournisseurs d’accès thaïlandais à Internet : 15.000 sites
- Selon CRES, 14 mai : 770 sites
- Selon CRES, 21 mai : 1.150 sites
- Selon MICT, 17 juin : 43.000, plus 3.000 prévus
Le gouvernement thaïlandais n’a pas indiqué quand il va lever l’état d’urgence, mais il semble vouloir bloquer le plus de sites possible, au cas où la situation redeviendrait “ normale ”, l’obligeant à obtenir des mandats d’un juge pour bloquer des sites, comme le veut la loi sur les délits en ligne de 2007.
De sources gouvernementales, le nombre de sites web bloqués actuellement en Thaïlande serait donc de 277.610.